A nouveau des nouvelles

Publié le par Yann-Vari

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles.

 

 

Départ de Barbara :

 

La abuela de la Casa Elias est partie là semaine dernière. Après le départ de Juan-Carlos et de Leslie, la maison s'est un peu vidée de ses âmes chiliennes. Mais le vide a été vide comblé, deux nouveaux locataires sont venus les remplacés : Lukas, allemand de 23 ans qui vient travailler au Chili avant d'entamer son master en Allemagne en Mars prochain, et Estefania, Mexicaine étudiante en truc scientifique environnemental je sais pas trop quoi à la Catolica.

A j'oubliais : d'autres locataires vont bientôt arriver... ou plutôt voir le jour. Et ouais, Anastasia est pleine à craquer, se déplace avec difficulté et recherche la compagnie... Pfff pfff... pas facile d'être une maman chat. Ah oui, aussi : il se dit que j'en serais le père...

 

 

La capsule des 33 mineros :

 

Alors, vous l'avez tous vue. A la télé, tout ça. Vous savez ce grand raffut médiatique, qui a ému le monde entier, qui a relancé la ferveur nationale au Chili, qui a été à l'origine de l'exaltation de chrétiens fanatiques ("Le Seigneur est avec le Chili !"), qui a relancé la popularité d'un Président Piñera qui ne se serait pas privé - à ce qu'on dit - de censurer la prise de position des mineurs contre sa politique envers les prisonniers politiques Mapuche (histoire d'en profiter un maximum pour remonter dans les sondages. A quand des employés de bureaux de la Défense coincés dans un placard à balais pour relancer la popularité du Petit Nicolas ?),... Oui, le raffuts provoqué par 33 mineurs chiliens prisonniers d'une petite mine de l'altiplano et libérés par une capsule (honteusement surnommée "le suppositoire de Piñera" par certains gauchistes).

Eh bien me voilà en compagnie de la capsule (si c'est pas la classe !) :

 

capsule-sotomayor-001.JPG

Avouez que j'ai l'air super à mon aise.

 

Nous avons eu de la chance : ceux qui faisaient la queue pour être photographier avec la chose ont souvent dû patienter plus d'une heure. Nous, seulement 20 min. Allez, je mets cette photo au chaud, pour les montrer à mes arrières-petits enfants.

 

La Playa Ancha :

 

Niveau cours, j'ai des bonnes notes. Mais la U motive toujours beaucoup trop à l'absentéisme : cours souvent chiants avec de sprofs qui se reposent à mon goût beaucoup trop sur les lectures à faire à la maison - pour les futurs étudiants porteños, sachez que c'est un fait assez général au Chili, pas seulement de la Upla.

Sinon, c'est toujours très drôle de voir des étudiants répondre à leur portable en cours - et quand ce n'est pas les profs eux-même. Driiiiiing ! Les plus polis se précipitent en dehors de la salle de TD pour répondre à ce qui doit être nécessairement une urgence.

Les étudiants nous adressent la parole. certains nous proposent même leur aide. Ils sont plus timides qu'associables, ces jeunes Chiliens, en fait.

 

Les amis :

 

Ce week-end, nous sommes allés camper deux jours sur une plage pour fêter l'anniversaire de Maka. Soleil, vent et sable dans la gueule. Guitares autour du feu, bombarde au clair de lune. Bonne humeur, amis et chorripan cuit au boit de la forêt voisine. Dur, dur de revenir à la réalité porteña après ça.

 

Cumpleano-revolucionario-074.JPG

 

Vendredi dernier (29 octobre), j'ai accompagné Noémie à la défense de thèse de Matias, un Chilien qui était à l'IEP l'année dernière. C'est assez amusant de se retrouver parmi les amis les plus proches et la famille d'un gars à qui je n'avais jamais parlé, partageant avec lui un moment unique de sa vie. Je serais inutile de vous dire le sujet de la thèse... c'était de l'histériographie, et je crois que même les Chiliens présents n'ont pas compris grand chose. Mais le Matias s'en est sorti avec les honneur : crédité d'un 7/7, le voici désormais professeur d'Histoire et de Sciences Sociales.

Matias nous a invité ensuite à venir partager le repas préparé pour célébré l'occasion. Nous nous sommes retrouvés comme deux étrangers dans une fête de vrais chiliens, dans un quartier vraiment chilien (où nous n'aurions jamais mis les pieds), mangeant un vrai repas chilien. Mais nous ne sommes pas restés longtemps des étrangers : quelle hospitalité ! Et le pisco aidant (désolé, mais c'ets dans ces moment là que l'on se rencontre de l'importance sociale de l'alcool), nous nous sommes parfaitement intégrés, et nous avons vécu l'un des instants les plus magiques de notre séjour ! A noter l'anecdote intéressante : alors qu'on me demandait si je jouais d'un instrument et que je faisais la description de la bombarde, le frère de Matias m'interrompt d'un inattendu "les trompettistes du Mozambique" - entendez par là les Trompettes du Mozambique, excellent groupe de musique plus-ou-moins bretonne (avec des bombardes, quoi), qui reste tout de même assez confidentiel.

El mundo es muy chiquitito.

 

La-these-de-Matias-115.JPG

 

A côté de ça, alors que les fêtes de type Erasmus, avec leurs folies légendaires se multiplient, moi j'ai plutôt tendance à me contenter de mes quelques bons amis, avec qui je me sens mieux que dans un carrete. En fait c'est plutôt comme ça que je m'imagine cette année : avoir sa petite routine d'étudiant (plus ou moins) chilien, avec ses amis, sans oublier de profiter de la vie d'Erasmus de temps en temps, histoire de ne pas s'enfermer, de découvrir et de rencontrer. Et puis voyager...

 

Fin d'année, ou la dialectique du stage et du voyage :

 

Il ne reste qu'un mois de cours déjà, avant la fin de l'année. La température augmente peu à peu, et les sapins font leur apparition dans les supermarchés. C'était déjà assez surprenant de vivre Halloween sous un cagnard, alors je n'imagine même pas les fêtes de fin d'année.

J'ai fait mon CV, écrit une lettre de motivation, récupéré deux trois contacts pour trouver un stage dans une administration publique chilienne... l'objectif serait de faire ce satané stage le plus rapidement possible, dès décembre, histoire d'être présent à Valpo pour les fêtes de fin d'année, et d'avoir l'esprit libre pour voyager avant le début du 1er semestre chilien. Niveau projet de voyage : Buenos Aires début décembre avec Noémie pour aller voir Mathieu Tasse, et on évoque une virée jusqu'à Macchu-Picchu en février avec Camila, Malik, Bruno et qui sait d'autre... Avec, j'espère, la possibilité de continuer seul ou accompagné jusqu'en Bolivie.

 

Je vous laisse, j'ai une prueba à préparer. (Il doit rester plein de fautes, la flemme de relire)

Publié dans Vivre à Valpo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
<br /> eh bien on ne veut pas se sentir touriste mais si cette pose c'est pas un parisien-trop-cool devant l'objectif.... ^_^<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> <br /> Mais oui je viens de Paris, tu ne le savais pas ?<br /> <br /> <br /> Mais bon on s'en branle, personne me connait. (Oh je m'achèterais un pull rayé Armor-Lux... ou mieux, une "marinière" :P )<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> trop bien ,tu me fais envie!profite+++<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> Ah ben c'est normal d'avoir du mal à revenir à la réalité après la fêtes. Il n'y avait pas que le chorripan qui était cuit ^^<br /> <br /> Super le voyage à Buenos Aires. J'arrive après moi !<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> <br /> Non, y avait Noémie aussi. Dans tous les sens du terme !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Nous aussi on va en Bolivie en décembre! Et au Pérou tambien,<br /> on pourra peut-être se retrouver la bas! et moi non plus je n'ai pas de stage^^<br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> <br /> Ben j'irais a priori en février... enfin ca dépend du stage bien sur...<br /> <br /> <br /> <br />