Retrouver un brouillon d'article en rangeant sa chambre

Publié le par Llansito

(Morceau d'article retouver en boule sous mon lit un mois et demi plus tard. Depuis sa rédaction, je crois que je n'ai pas eu beaucoup de cours)

 

Le portable sonne. Je décale un peu mon réveil. Il fait froid dehors, et pas seulement à l'extérieur de la maison. La fenêtre ne donne à voir qu'une atmosphère laiteuse dont rien ne ressort, si ce n'est la fraîcheur ambiante.

 

Il est 9h à Valparaiso, nous sommes le 3 mai et l'hiver est arrivé. Plus de gaz pour la douche. Et puis, on va se réserver la douche pour ce soir, pour se réchauffer et étudier dans des conditions correctes. Alors je me fais un thé bien chaud.

 

Aujourd'hui je me lève avec une flemme des grands jours : je dois aller à un cours d'Anglais auquel je ne suis toujours pas allé pour avoir une petite chance de valider mon année. ce n'est pas comme s'il me restait une centaine de pages en histoire, à lire pour le lendemain.

 

Alors que je gravis et redescends paresseusement le cerro Playa Ancha pour me rendre à l'université, la brume portuaire (la neblina) finit par se dissiper progressivement. La Upla est dans son habituelle agitation : des banderoles sont étendues en tous lieux, en appel à la resistancia estudiantil, chaque 'carrera' ayant SA banderole et SES propres revendications. Revendications 'unitaires', bien évidemment. Je cherche ma salle : l'énigmatique "Sala TV". Je croise un camarade de cours de 'Folklore' (oui, très Sciences Po tout ça...) qui s'étonne : cette salle n'existe plus ! Je ne perds pas confiance et me dirige vers le bureau des informations où la fonctionnaire en charge me dit l'air gêné que la salle de télévision est au premier étage du bâtiment administratif.

 

C'est une fois sur place que je finis par comprendre sa gène : la salle TV est en fait une salle d'attente (avec télé, certes) pour l'infirmerie. Encore un déplacement pour rien et une carte pour valider tranquillement mon année de gachée...

 

Allez, j'ai l'habitude de me déplacer pour rien à la Upla. Alors je vais à la biblioteca, toute neuve, pour y lire des trucs sur la construction européenne et tous ses problèmes...

 

... et puis j'ai faim. Je vais au casino (Restaurant Universitaire). Là, une queue incroyable se bouscule devant le guichet où 3 menus sont disponibles :

 

Menu "almuerzo" : 1 510 pesos (soit quasi le prix d'un repas au RU de Rennes, le pouvoir d'achat chilien en plus).

Menu "boursier" : 1 300 pesos, bien allégé niveau contenu (ben oui, c'est bien beau, les pauvres peuvent manger, mais moins bien. Faut quand même pas abuser !)

Menu "étudiantes enceintes", symptomatique d'un problème de société.

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