Pérou, nous voici ! (notes de mon Carnet de Voyage III)
Quelque part sur la route, entre Tacna et Arequipa, Pérou. 17/12/2010, vers 10h30
Et moi qui parlait d'aridité... Depuis que nous avons quitté la Serena, je crois n'avoir vu aucun arbre poussant naturellement, hormis ceux de l'oasis de San Pedro. Je me demande par quel miracle les arbres, les palmiers plantés par l'homme, voire les broussailles sauvages, peuvent bien pousser dans les ville set le long de la route. Tout le paysage n'est que poussière ocre-beige.
De Antofogasta á Arica, au Chili, et même au-delà de la frontière péruvienne, plus rien ne pousse - sinon des cailloux, des pierres et des montagnes nues.
Nous avons franchi la frontière vers 8h heure chilienne, 6h heure péruvienne. Par taxis, accompagnés d'un jeune Uruguayen voyageant á travers l'Amérique latine pour rejoindre ses parents péruviens, et d'une jeune péruvienne visiblement fauchée qui s'est débrouillée d'une manière incroyable pour s'incruster et parvenir au Pérou sans payer.
C'est en mettant les pieds au terminal de Tacna que nous avons commencé á prendre conscience Laurene, Clara et moi, que nous venions d'atterrir dans une autre Amérique latine, pauvre et au développement bien moins avancé. Et soyons honnêtes, si nous perdons en sécurité, nous semblons gagner en authenticité.
Je commence á devoir rentrer plus tôt pour commencer mon stage á Viña.