Chapitre V - Tucuman, ses pizzas et ses touristes
Bus Cafayate – Salta 16H30 – 27/02/2011
Beaucoup de choses depuis la dernière fois. Allons y pas à pas.
Tucuman
Pluie sur la ville. Hostal plein de couleurs. Je sais que je suis en Argentine quand je me fais draguer par la fille de l'accueil jusqu'à ce qu'elle apprenne que je n'ai que 21 ans (se méprenant sans doute à cause de ma barbe). Un pensionnaire passe son temps à chanter des chansons patriotiques argentines plus laides les unes que les autres, couvrant de sa voix de bellâtre la musique de l'hostal pourtant poussée au maximum. Ce type aussi est un Argentin : pour sortir de table, plutôt que me déranger moi, seul à un bout, monsieur va emmerder trois minettes françaises à l'autre bout, histoire de montrer :
1- qu'il existe
2- qu'il est "beau"
3- qu'il sait draguer
Connard ! Coupe ta musique et dépasse ces relations superficielles de séductions à deux balles.
Tous les gens sont en groupe. Je me sens seul pour la première fois du voyage. Seul mon voisin de chambre m'adresse la parole et me répond. Pas de bol, il est Hollandais et ne parle pas Espagnol,... et vu mon niveau d'Anglais... (Il faut dire que dans les hostales, personne ne parle Castillan sinon Anglais). Je sors en ville seul, manger une pizza dégueulasse, dégoulinante de fromage, rentre déprimé et m'endors ainsi.
Le lendemain, aucun connard de l'hôtel de s'intéresse plus à moi malgré mes timides tentatives d'engager la conversation. Je fais mon sac la mort dans l'âme sans savoir que faire ni même où aller. Mon voisin néerlandais me dit qu'il va voir les ruines de Quilmes. Moi : « Vamos juntos ? ». Et c'est parti. Mon nouveau compagnon de route me parle en Anglais, je réponds en Espagnol.
Enchanté Erik, moi c'est Jean-Marie.