Fêtes de fin d'année
Bonne année ! Bloavez mat ! Feliz año nuevo :
De puis mon retour du Pérou, bien des choses ce sont passées :
Le réveillon de Noël:
D'ailleurs au Chili ils ne disent pas Navidad (Noël) mais Pascua (Pâques). Ne cherchez pas à comprendre. Ne cherchez pas non plus de 'Papa Noel', ici on ne connait que le Viejito Pascuero.
Après trois jours de bus - 70h pour être exact - difficile de faire un super réveillon digne de ce nom. Alors bon, un petit repas améliorer avec Mathieu Tasse aux baguettes. Mathieu fait un stage à Santiago et en profite pour squatter mon parquer chaque fin de semaine (ou presque). 3 crétins -Romain, Mathieu et moi - autour d'un plat avec de la bonne viande argentine à la moutarde et autour d'une bonne bouteille (Exportacion de Concha y Toro, évidemment) et d'un pisco Mistral. Omar (Mexicain), Nathy (Colombienne), et Paolo, un musicien porteño et sa chienne Blanca, nous rendent une petite visite. Minuit est vite passé et tout le monde est bien crevé. Pas de fête délurée : le réveillon de Noël le plus simple de toute ma vie.
Le lendemain, c'est footing ! Hop hop hop ! Sous le soleil estival, le BDS en partie reformé mène la danse et entraîne Romain dans course. Footing de 18 km et de 2 heures à se brûler la peau au second degré sous la faiblarde couche d'ozone chilienne. avec entre temps un petit détour au Starbucks où travaille Camila, puis une halte à la plage pour se baigner pour la première fois de ma vie dans le Pacifique. Le jour de Noël, c'est quand même la classe !
Le réveillon de l'Año Nuevo :
Le réveillon du Nouvel An à Valparaiso est le truc immanquable pour les Santiaguino... Pendant ces jours de fête, Viña del Mar et Valpo voient leur population quadrupler, un million d'habitant dans chaque ville... Les rues se remplissent peu à peu d'une euphorie et d'une excitation bouillonantes. Les magasins sont pris d'assaut, plus moyen de trouver la moindre dinde dans la plupart des grandes surfaces.
C'est aussi le grand jour des botellerias, le pisco, le vino, la chela (ie: la bière) font recette. A la casa Elias, je m'occupe d'ailleurs avec Romain de la préparation du Pisco Sour... Pressons, pressons le citron, il en faut pour tout le monde : ce soir 30 personnes viennent manger à la maison. Chacun est à sa tâche, sauf Noémie et Manuel qui ont du courir jusqu'au terminal pour acheter un billet de bus en urgence : demain 1er janvier, Manu rentre en France pour passer des examens, le retour risque d'être rude...

Romain et moi à la tâche...
Photo de groupe : beaucoup d'Allemands, beaucoup de Français, une Suédoise, un Brésilien et un Colombien... Ne cherchez pas, le seul Chilien sur la photo c'est le drapeau. Les autres, les vrais Chiliens étaient dans l'autre maison à préparer la dinde.
Le temps passe, les gens se tiennent prêts à sauter sur le moindre morceau de pain, tellement le repas se fait attendre. A cela s'additionne la peur sourde de ne pas trouver d'endroit suffisamment dégagé pour voir LE feu d'artifice que la moitié du continent attend avec fébrilité, celui de l'Año Nuevo porteño, réputé comme étant le plus beau d'Amérique du Sud. Le repas est englouti en 20 min et nous voilà partis sur Errazuriz, le long du métro pour assister au spectacle. Il y a beaucoup de monde, mais pas non plus des tonnes. Les feux s'avèrent beaux mais on est un peu déçu, ça ne valait pas celui du Bicentenaire...
Puis commence la nuit de folie : danses dans les rues avec une espèce de secte hindoue, pause salsa dans la casa Elias, montée du cerro et fête au son d'un DJ planté dans la calle Capilla (la rue de Noémie), redescente dans la avenida Elias et la calle Cumming dans une ambiance surréaliste de fête de la musique... Le temps de raccompagner Mathieu et Juan dans ma chambre, je suis reparti avec Mirja, une coloc allemande, faire la fête dans une boîte... Rentré à 7h, la nuit a été longue et courte à la fois, et bien malin est l'Européen qui réalise de suite que nous avons changé d'année.
A 9h, Noémie et Maunel s'en vont à Santiago... les gens dorment partout par terre, et beaucoup continuent de faire la fête dans la rue...
Bonne année !